le monde extérieur n’est pas ton fournisseur
Tu crois souvent que ce qui se passe “dehors”, dans ta réalité extérieure, détermine ce que tu es, mais tout ce qui s’y manifeste n’a pu s’animer de cette manière qu’à travers le prisme de l’identité que tu as décidé d’occuper!
La bonne nouvelle? Elle n’a rien de figée!
EXPLORONS UN PEU PLUS:
Une posture créatrice que je rencontre régulièrement en accompagnement, c'est celle qui se respire à travers l’idée que “la vie” est une entité indépendante d’elle-même.
Elle arrive vers moi en me mentionnant qu’elle est parfaitement consciente de créer sa réalité, de manifester en essence ce qu’elle vibre depuis l’intérieur, mais ces croyances demeurent, bien souvent, au stade d’informations et non son poste de recentrage dans la banalité de son quotidien. Allant des affirmations qu’elle entretient sur elle-même jusqu’au sens qu’elle choisit d’injecter, sans pour autant mesurer l’immensité de leur portée architecturale!
Et attention ici, il n’y a rien de problématique à se vivre à travers cette facette identitaire. Mais lorsque l’on vient vers moi, c’est généralement parce que ce rôle commence à serrer, comme un costume dont on ne peut plus ignorer l’étroitesse.
Et donc, un des éléments qui capte mon attention pour me glisser dans la fréquence que la personne occupe, pour respirer depuis quel endroit elle se vit, c’est toujours la perception qu’elle a de la vie dans son sens élargi.
“Je pratique le lâcher prise envers la vie!”
“Je m’abandonne à la vie, elle sait mieux que moi!”
Ce sont des idées que j’entends régulièrement et, encore une fois, Il n’y a ABSOLUMENT aucun problème à déclarer ça. Sauf que, si “la vie” n’est pas reconnue comme étant aussi toi, forcément ton décor va continuer à trembler encore un peu. Pourquoi?
Pour te signaler encore et encore, que cette vie, que tu perçois, ne te donne pas autre chose… que toi!
“Lâcher prise” ne contient pas du tout la même saveur et la même portée vibratoire, si ce relâchement est initié en soi et que ce “soi” est reconnu comme étant la vie en elle-même.”
Dans un “lâcher prise” où l’on remet nos tensions à la vie, en la traitant comme si elle était séparée de soi, on espère, on se tient “petit”, et on la perçoit comme celle qui détient le pouvoir de régler ce qui nous active … sans nous!
Mais en réalité, on remet illusoirement les clés de notre puissance à un reflet dans la glace qui ne fait que suivre notre propre mouvement intérieur.
Enveloppée par l’idée d’une libération, d’un état intérieur “meilleur”, d’une conclusion idéalisée, qui viendrait d’un “ailleurs” qui serait le distributeur de ces effets.
Lorsqu’il y a effondrement de cet “ailleurs”, il n’y a plus d’armes, plus d’espérances qui se déposent aux pieds de la vie, qui saurait “mieux faire” avec elles.
Le lâcher-prise devient alors “lâcher sa propre prise” sur cette facette de soi qui croit être à la merci d’une vie qui lui donne et lui retire selon ses propres lois obscures.
Ne t’incline pas.
Ne courbe pas le dos face à la vie.
Ne la glorifie pas.
Et si tu le fais, passe par toi.
Inclus-toi.
Emprunte le raccourci!
*********
Lorsque j’aborde l’idée que “la vie ne donne pas” en consultation, ça fait souvent sourciller.
Puisqu’on aime remettre la raison de notre force intérieure, de notre courage, de nos “bonnes grâces”, à ce que l’on croit être “plus grand que soi”.
Ce n’est pas faux de croire qu’il y a plus grand, mais ça vit en nous, ça n’a jamais été ailleurs.
Cette grandeur, elle émerge par notre regard, elle prend de plus en plus d’espace, de vibrance, d’Évidence dans nos réalités lorsqu’elle est autorisée, mais surtout retournée vers soi, reconnue comme faisant partie intégrante de qui nous sommes.
Ce que la vie te “donne”, c’est toujours toi.
Et quand tu as l’impression qu’il te manque quelque chose, t’en remettre à elle peut souvent être apaisant, mais ne te laisse pas berner, ne te soustrais pas si vite de l’équation.
Ce n’est pas elle qui te crée “ça”, c’est l’acte même d’avoir baissé tes boucliers.
C’est toi, t’autorisant à te glisser au centre de ta propre paix et utilisant la “vie” comme intermédiaire, avant de te rappeler…
Alors, goûte-la.
Approprie-toi sa saveur.
Signe le tableau de son apparition.
En fait, j’irais plus loin encore… signe tout!
Tout ce que tu vois, ce que tu vis, ce qui t’élève, ce qui te crée un nouveau souffle, comme tout ce qui te le coupe.
Ne place plus un monde entre la vie et toi.
Mais ambiance-toi comme étant le monde, la vie et toi.
Unifie-toi.
Reconnais-toi.
Chaleureusement,
Catherine
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